Dix ans que « ça se discute » ! Enfin, d’autres figures d’AB figurent au sein du public, sans toutefois venir s’exprimer au micro : Anthony Dupray et son chewing-gum, Isabelle Bouysse pas encore officiellement femme du patron, et enfin une Jumelle Ever dont on peut se demander décemment ce qu’elle peut bien foutre là ? C’est tout l’enjeu de l’émission, qui va s’attacher à démontrer que les sitcoms AB sont complètement ringardisées par les aventures de la célèbre bande new-yorkaise. La bonne blague. Jacques Chirac, né en 1932 et décédé le 26 septembre 20... Née le 28 octobre 1938, la comédienne nous quittait le ... Robert Badinter, né en 1929, est un avocat et un homme ... Mathilde Seigner est une actrice française de cinéma et... Charles Aznavour, chanteur franco-arménien est né le 22... Danielle Darrieux, née le 1er mai 1917 est une actrice ... Patrick Modiano, né le 30 juillet 1945, est un écrivain... Marceline Loridan-Ivens est morte mardi 18 septembre 20... Artiste franco-chilien ,é le 17 février 1929 au Chili. Le producteur-scénariste dit avoir l’habitude d’être critiqué ; ça ne le « dérange pas« . Et question direct, l'animateur de Ca Se Discute aurait pu en prendre un. Lancée en 1994, cette émission est l'ancêtre même de la télé-réalité. Pourtant, le projet AB a toujours été depuis le départ clair et honnête. Alors j’ai vu les garçons qui n’arrêtaient pas d’embrasser les filles. Christophe, à deux doigts d’en coller une à Cachou, qui visiblement ne se sent pas « sitcomeuse », elle. Certes, il y a eu des talents au sein des sitcoms AB. Pour l’instant ravi d’être là. Reproduction du générique mythique de Ça se discute, l'émission culte de Jean-Luc Delarue Musique : Guem Logo : Étienne Robial TOP 10 des pires looks masculins dans les sitcoms AB. Florian « tout raide » Gazan, la tête à claques de l’émission qui s’amuse tout au long de l’émission à se moquer de la pauvreté des intrigues des sitcoms AB, va ainsi poser « la question qui dérange » : celle de la place de la diversité au sein des sitcoms AB. Donc il fallait trouver une autre solution. 1- Contrairement aux termes utilisés dans l’émission, nous prenons l’initiative d’utiliser les mots « noir » ou « arabe » en lieu et place de « black » et « beur » qui ne sont a priori pas des insultes. On le voit, l’essentiel de la rhétorique AB est condensée dans ce discours : – on avait pas les moyens (comparé aux ricains), – on ne théorise pas les sitcoms car on travaille de manière pragmatique, – l’important c’est le public, s’il y a de l’audimat, c’est qu’il y a de la qualité quelque part. L’annonce a fait l’effet d’une bombe dans le petit monde du PAF. Il y a des bons comédiens, il y a des êtres humains, il y a des personnages, et suivant le personnage qu’on cherche, le meilleur comédien dans le rôle y va. », A lireLa question des minorités et racisme dans les sitcoms AB. Enfin, Gérard Vivès pense que le problème de la mauvaise image des comédiens de sitcoms est avant tout un problème franco-français. Personne ne semble prendre Christophe au sérieux ce soir-là. ». Si on trouve un bon comédien qui soit noir, arabe, jaune ce que vous voulez, qui correspond à un personnage, il aura le rôle. Le « Ça se discute » de Jean-Luc Delarue sur le sujet des sitcoms dans la télévision française symbolise ainsi a posteriori une sorte de pré-enterrement des « années sitcom ». Pourtant AB avait les moyens, avec l’argent qu’ils ont gagné grâce au succès gigantesque de toutes leurs séries, succès sûrement justifié pour une cible bien particulière. Près de six ans après le décès de Jean-Luc Delarue, l'un de ses collègues publie la semaine prochaine un ouvrage sur les heures sombres de sa vie. La question des minorités et racisme dans les sitcoms AB, AB et lutte des classes : le monde du travail, Annette et Monsieur Girard, une histoire au doux parfum de scandale, Les sitcoms AB et le sexe, l’envers du décor, En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées, Cyril Aubin, Johnny le rockeur dégoulinant, AB Prod – Le Miracle de la dope (Thrill Kill Kult bad trip remix), Closer to Azoulay – Quand Bonheur City devient « Dirty City ». Alonzo Ramos. Vous n'avez pas encore de compte ina.fret vous voulez vous abonner à notre Newsletter, Tous droits de reproduction et de diffusion réservés © 2018 Institut national de l'audiovisuel. Ce serait drôle de leur montrer cette interview aujourd’hui. Il reconnaît lui-même au micro de Delarue que jouer la comédie ou être sur un plateau de télévision est très stressant pour lui. Sentant clairement que le milieu ne veut pas de lui, il apparaît terriblement marqué par les critiques, notamment celles de Bruno Solo dont le petit numéro comique ne lui arrache pas le moindre sourire. Ce public peut aussi intervenir directement, mais dans un cadre convenu à l’avance puisqu’un échantillon est pré-sélectionné : ici, la productrice de la sitcom pionnière Maguy, une étudiante en histoire qui a pondu un « mémoire » sur les sitcoms, un expert autoproclamé en séries, un romancier dont le dernier livre a pour cadre une sitcom, une psycho-sociologue (sic) spécialisée dans le rapport des jeunes à la télévision et enfin un fan à tendance psychotique des sitcoms. L’équipe d’Hélène est depuis plus d’un an en exil dans les Caraïbes, tandis que les quelques vedettes venues accompagner JLA sur le plateau sont déjà des has-been : Christophe Rippert, dont le dernier album est un flop retentissant ; Hélène Rollès, en apparence épuisée (et en baskets), surtout out of the AB game depuis son départ du Miracle de l’Amour ; Gérard Vivès, parti faire le mariole au côté de Vincent Lagaf’ ; Rochelle Redfield, qui a abandonné sans réussite la barque AB depuis déjà quelques années ; Eric Galliano, ringard bien avant l’émission. Et autant dire que cette dernière sortie ne se fait pas sans accros ni critiques. La salle a beau rire et se moquer, il est impossible de douter de la parole du producteur, qui n’a jamais eu la prétention de réaliser des œuvres artistiques ou sociales. Le théâtre de l’étrange est une émission radiophonique ... Émission de mode culte des sixties, diffusée sur la deu... Des thématiques simples : la vie, l'amour, le fric. Une bonne partie du public siffle et hue les propos du producteur, et soutient ouvertement la cause (la croisade ?) Florian Gazan se fout de la gueule des sitcoms. Car déjà, dans le « milieu » AB ne fait plus peur. ». Jean-Luc Delarue nous quittait le 23 aout 2012. Delarue : – Y en a pas… oui mais pratiquement pas. », Seul Gérard Vivès tente de répondre par l’humour et la dérision. En outre, toujours d’après lui, grâce à la « magie du maquillage« , personne ne se rend compte que les comédiens sont plus vieux que leurs personnages… ce qui ne manque pas de provoquer l’hilarité de l’assemblée ! OUI il doit y en avoir. Il n’y a jamais eu mensonge sur la marchandise, comme Azoulay le résume d’un calme olympien : « C’est une comédie de situation que nous faisons. C’est un romancier, un certain Christophe Lambert (!) Lui se pose en défenseur d’un certain « bon goût » télévisuel (il aime les « sitcoms anglaises »), paré d’un ridicule T-shirt Che Guevara (trop) bien mis en évidence. Visiblement, le public est plus branché sitcom trash que Premiers Baisers. [3]. ». Faut dire qu’il était pas encore sur M6. 10:20. jean luc delarue passage à ça discute. Il ose prendre l’exemple de Luc Besson, « incompris » lors de la sortie du « Grand Bleu », immense succès populaire mais détesté par toute la critique parisienne. Il tient toutefois à justifier non sans humour son travail en mettant en avant sa « performance », à savoir comment il a su penser et façonner son personnage de « folle de service » (incluant le long et délicat apprentissage de pliage de serviettes). En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées. Bien dit pour la fin. Un comédien de sitcoms, il a une étiquette, et il la conserve parce que tous les jours on rentre chez les gens (sic) avec un même personnage que l’on défend, et ça pendant 200-300 épisodes. Dès 1996, une guerre froide entre les deux mastodontes de la télévision française fait rage, depuis que Claude Berda a lancé son grand projet de bouquet satellite, menaçant directement les intérêts de la Première chaîne. Et alors je me suis dit : « bon ça va être bien ». Non mais finalement, je me suis retrouvé avec des piles de serviettes, alors je dis OUI au sexe ! C’est vrai que des fois ils ont le droit de changer un petit peu le texte. Que sont-ils devenus ? France 2 - 14 Novembre 1994 - Pubs, bandes annonces, début "Ca se discute" (Jean-Luc Delarue) Rétro Habillage TV. Christophe aurait-il aimé que l’on aborde le sujet délicat de la taille du pénis des mâles de Premiers Baisers ? Au début des années 2000, les deux compères feront un retour remarqué dans le programme à succès « Caméra Café » sur M6. AB est avant tout une production industrielle de sitcoms destinées à un public familial dans le contexte TF1 de l’époque. La tension monte alors sur le plateau, sur lequel il est très difficile de pouvoir terminer une phrase sans être coupé par les diverses protestations et sarcasmes du duo mené par Bruno Solo. ». Son père, Jean-Claude Delarue, issu dune famille russe dont le nom a été francisé3,2, est professeur de civilisation américaine, homme politique et a été candidat écologiste indépendant en 1981, et fondateur de plusieurs associations, dont l'Association de défense des usagers de l'administration, le Comité national anti-bruit, SOS Environnement, l'Alliance écologique4, la Ligue con… Et franchement, il est plutôt bon : « Avant de tourner dans ces sitcoms, j’ai regardé un peu la télé, je me suis renseigné. Delarue a beau claironner que son émission n’est pas un tribunal, l’effet « procès » est manifeste, même s’il est nécessaire de rappeler que c’est le mécanisme même du concept de « Ça se discute ». JLA : – Ah oui, euh il était américain… (se reprend) oui, par hasard ! 16:10. Magazine. ». Dans une sitcom, la chose la plus importante est le casting. Ina.fr rend hommage à l’animateur de "Ça se discute" avec cette archive du premier lancement de l’émission qui le rendit célèbre, en 1994. Rappelons au passage que c’est bien TF1 qui a empêché tout type de sujet « osé ». Je me souviens à l’époque. Très bon article. Et on a fabriqué des sitcoms AB qui sont basées sur une notion de plaisir pour le public, de distraction. France 2 - 14 Novembre 1994 - Pubs, bandes annonces, début "Ca se discute" (Jean-Luc Delarue) Rétro Habillage TV. Il est drôle aussi de mettre en évidence une série comme Friends. Les deux ex-Canal+ font mine d’espérer que AB puisse enfin un jour produire de bonnes séries, en allant chercher de vrais bons comédiens. de Bruno Solo. Il n’y a pas d’auto-censure. Une personne dans le public (qui s’avère être l’étudiante en histoire des sitcoms) : – Il était américain !!! Il renvoie la balle à TF1 et lance en quelque sorte un message à ses collaborateurs : « C’est un problème qu’il faut poser aux programmateurs de chaînes. Quant à Jean-Luc Azoulay, il a beau expliquer en boucle que ses productions sont avant tout destinées aux enfants, qu’en France les sitcoms ne sont pas considérées comme pouvant toucher un public plus adulte, personne ne semble vouloir l’écouter sérieusement. D’abord, l’aspect mièvre est encore une fois dénoncé, notamment la pudeur des scénarios. S’ils trouvent quelque chose sur le plateau. Lui au moins a la décence de ne pas cracher dans la soupe, même s’il reconnaît que Friends est mieux (à l’époque, on pouvait donc sérieusement comparer AB à Friends !) Certains sont carrément venus sur le plateau vêtus de T-shirt Absolutely Fabulous, l’excellente sitcom anglaise trash et subversive de Jennifer Saunders. Un peu à l’ouest, Christophe Rippert confirme que lui-même, du haut de ses 28 ans, n’a pas franchement envie de regarder ce genre de sitcoms. Azoulay le maître à penser d’AB, décontracté et sans cravate. La mécanique de « Ça se discute » est alors parfaitement huilée. Jean-Luc Delarue en maître de cérémonie donne la parole à un panel d’invités, secondé par son éternel acolyte Florian Gazan, qui recueille les questions des téléspectateurs. JLA tente alors d’exprimer le fond de sa pensée, qui détient sa propre logique même si parfaitement contestable d’un point de vue idéologique : Jean-Luc Azoulay : – « Je pense que le comble du racisme, c’est justement d’exacerber les différences, de se dire, comme ils sont différents il faut mettre un noir, un juif, un arabe, pour montrer qu’il y a des gens différents. Cette dernière, découverte pour son rôle de Victoire dans Classe Mannequin (et « complètement découverte » dans la série « Cœurs Caraïbes », comme le souligne ce goujat de Delarue), cherche d’ailleurs à se démarquer sur le plateau des autres « invités AB ». Quant à Solo et Le Bolloc’h, ils gagnent le mot de la fin. Jean-Luc Delarue (tentant faussement de calmer les débats) : – Ce n’est pas un tribunal, si vous mettez la pression sur Jean-Luc, c’est sur qu’il ne va pas vous répondre gentiment. On leur construit un univers avec des personnages. Je n’avais pas compris pourquoi autant d’hostilité ! Je dis pas que dans tous ces comédiens qui ont fait du sitcom, moi y-compris, on sera un jour tous des grands comédiens, mais peut-être que dans ces comédiens de sitcoms, il y a qui sait des comédiens en herbe qui vont devenir des grands comédiens. Puis vient Eric Galliano, un animateur en vogue dans les 90’s, qui raconte son aventure « géniale » dans les Garçons de la Plage. Jean-luc Delarue invite les mini-star sur le plateau de ça se discute le 14 mai 2008 25 ans après le succes des mondes engloutis. Le papa de Florian Gazan a du bien se poiler tout au long de l’émission à voir son fils se foutre de sa gueule ! Actualités; Eco / Conso; Médias; VIDEO. Florian Gazan et Jean-Luc Delarue. Qui n'a pas déjà regardé Ça se discute ? Les invités sont obligés de se tourner pour répondre aux critiques. Une fan débile de Friends en vient même à expliquer à Hélène Rollès qu’elle considère que les sitcoms AB sont trop cheap et sans âme, tandis que Friends présente une belle et « vraie » bande d’amis qui donne de la joie au public (Hélène aura beau lui expliquer que les comédiens de « sa » sitcom étaient aussi de vrais amis dans la vie, personne ne semble la croire sur le plateau). Sujet épineux qui va mettre en effet le feu sur le plateau. L’étudiante : – Les deux personnages noirs qu’on a vus beaucoup, il y avait d’abord le nain du Miel et les Abeilles (rires dans la salle), qui jouait un personnage volontairement ridicule. "Ça se discute" : Jean-Luc Delarue réinvente le débat de société. JLA : – Dans Hélène on a eu euuuuh, un acteur qui était black et superbe… euuuh… (il tourne la tête vers Hélène qui ne dit rien) JLA le sait et clame qu’il aimerait que ses productions puissent enfin accéder au même statut que les sitcoms US. Ostensiblement agacé d’être là, mâchant frénétiquement son chewing-gum, complètement impuissant de ne pouvoir rien dire depuis le début de l’émission (on le voit à maintes reprises tenter de soutenir son pote Christophe alors en pleine décomposition mentale et physique). Elle tente ainsi d’expliquer à Christophe Rippert, maladroitement et sans avec beaucoup de pincettes, que contrairement à lui elle a eu « la chance de pas faire de sitcoms trop longtemps » (tandis que lui en est à plus de 300 épisodes de sitcoms !). ». Placé en position favorable, le duo peut en toute tranquillité fracasser l’ennemi de classe, AB. Jean-Luc Delarue naît à Paris le 24 juin 1964. S’en suit un dialogue bouillant avec le teigneux Bruno Solo. Dans un long monologue, parfois à la limite de l’incompréhensible, Christophe décrit sa galère de « sitcomédien » et le manque absolu de reconnaissance qui le ronge : « Je crois effectivement qu’on est très corporatiste en France. Enregistrer mon nom, mon e-mail et mon site web dans le navigateur pour mon prochain commentaire. Bruno Solo : – Vous détournez le problème… Alors c’est vrai que quand on vous pose la question, il est surprenant qu’il n’y ait pas de l’actualité heureuse aussi avec des noirs et des arabes qui, dieu merci, vivent intégrés dans ce pays. En outre, JLA doit reconnaître du bout des lèvres que AB peut aussi connaître l’échec, en prenant l’exemple de celui d’Un Homme à Domicile sur France 2 (en ne faisant bien évidemment pas de référence à l’autre échec fracassant d’AB, celui de la non-diffusion de la sitcom Talk Show, ou encore les faibles audiences d’Élisa un Roman Photo ou  de l’École des Passions…). Son discours est de toute manière parfaitement rôdé, peut-être un peu trop d’ailleurs : « On s’est aperçu très vite qu’on avait pas les mêmes moyens que les Américains. prouve qu’une écriture plus soignée et des thématiques plus adultes pourraient aussi être l’apanage des sitcoms françaises. Tout ça ajoute une tension et une sensation d’assister à une forme de réquisitoire au sein duquel la bande d’AB est sommée de (se) justifier leur médiocrité supposée ou réelle. Toutefois, pas vraiment ému par la « douleur » de ces comédiens, Bruno Solo préfère pointer les vraies raisons selon lui de ces échecs professionnels : « On dit que c’est une bonne école le sitcom. Certes, le propos du comique est un tantinet brouillon, mais s’avère juste quand il s’agit d’affirmer que AB semble avoir pris trop à la légère la problématique de l’absence de représentation de personnages issus de l’immigration au sein des sitcoms. ». Amour / Différence / Couple (2) - Trés belle histoire ça se discute, jean luc delarue. Oscars Best Picture Winners Best Picture Winners Golden Globes Emmys San Diego Comic-Con New York Comic-Con Sundance Film Festival Toronto Int'l Film … Un putain de Jedi. Ils n’y a pas beaucoup de personne non plus issu d’une minorité ? ca se discute, jean luc delarue, programmes-34 commentaires. Une école de rapidité, d’intensité. ça se discute incident chez delarue 2 jeunes petent - YouTube Bruno, on a compris que ton renvoi suite à ton émission de merde « On n’est pas couché » en 1995 sur TF1 t’a rendu un tantinet aigri à l’époque. C’est-à-dire après 19h ou en prime time, voire en deuxième partie de soirée. C’est-à-dire qu’il y a des histoires à suivre, il y a des suspens, ça ne se termine pas forcément à la fin de l’épisode, il y a des problèmes de tous les genres. Il ne se prive clairement pas de cette position avantageuse dans l’émission pour dire ce qu’il pense réellement des sitcoms d’Azoulay : « Je comprends pas pourquoi ils ont pas tout d’un coup décidé de faire cohabiter à côté de ça (ndlr : Hélène, Premiers Baisers et compagnie), des séries que je considère pour ma part plus dignes de ce nom. Jean-Luc Azoulay ne se débine pas, même si le constat de Solo possède sa part de vérité indéniable. Sans le savoir, c’est donc la dernière fois que Jean-Luc Azoulay et ses sbires s’affichent dans une émission de télévision sous l’égide – l’étiquette – d’AB Productions. ca se discute, delarue, france televisions, france2, jean luc delarue, jean-luc delarue-20 commentaires. Christophe Rippert a beau être ostensiblement consterné par de tels propos, JLA de répondre qu’il « manque de comédiens en France« , Solo met à juste titre le doigt là où ça fait mal. J’en doute pas. Christophe Rippert est certainement le plus mal-à-l’aise sur le plateau. Le casting Caméra café était dépourvu d’acteurs noir, arabe ou asiatique. Tandis que la groupie de Friends raconte sa « life », Anthony perd pas le nord et flirte ouvertement avec Isabelle Bouysse, la future femme de JLA ! Cachou qui se présente comme une comédienne émancipée de son étiquette sitcom. Ça se discute et Ça se discute jour après jour étaient des émissions de télévision françaises diffusées sur France 2 du 12 septembre 1994 au 24 juin 2009 et présentées par Jean-Luc Delarue. 2- Yvan Le Bolloc’h nous gratifie au passage tout au long de l’émission de son bonheur d’avoir vu le PS gagner les élections de 1997, consacrant selon lui la « victoire de l’intégrité en politique contre les communicants. Et en fonction des comédiens, on leur écrit des choses qui leur vont bien, de façon à ce que les comédiens soient un petit peu leurs personnages. Le dernier volet de l'émission littéraire "Lecture pour... Jean-Luc Delarue nous quittait le 23 aout 2012. Amusant quand on sait que son père est l’un des principaux réalisateurs d’AB : Jean-Pierre Spiero ! Et le problème c’est que ce n’est pas qu’un physique un comédien. Le magazine de Jean-Luc Delarue décryptait deux fois par mois, en deuxième partie de soirée, les êtats de notre société à travers ses tendances, ses comportements et ses évolutions. » L’idée de réaliser un « débat » sur les sitcoms en 1997 est intrinsèquement liée à l’arrivée tant attendue de Friends sur la chaîne du service public, la sitcom qui va révolutionner l’image de ce type de production en France. Ça se discute et Ça se discute jour après jour étaient des émissions de télévision françaises diffusées sur France 2 du 12 septembre 1994 au 24 juin 2009 et présentées par Jean-Luc Delarue. Mais il considère d’un autre côté que personne ne lui donne sa chance car il est perçu d’abord comme un vulgaire comédien de « sitcom ». Seul le personnage secondaire de Karim Adda (fils du célèbre Serge Adda, homme politique et journaliste juif laïque tunisien), pourrait sortir du lot, si ce n’est qu’il incarne un « Vincent ». SUDORAMA, Mémoires du Sud de 1940 à nos jours. Si vous continuez à utiliser ce dernier, nous considérerons que vous acceptez l'utilisation des cookies. Comédienne de théâtre et de cinéma (1907-1998). « Je ne me lasse pas de présenter cette émission et n’envisage pas sa fin, » assure-t-il. Amusant. Tout y passe. Non, bon Hélène a une culotte ! Surtout, ces comédiens s’étaient laissés prendre au piège de se transformer progressivement en « sitcomeurs » selon l’expression de Cachou. 3- A notre connaissance, il n’y a aucun « arabe ou noir » dans Caméra Café. Solo joue les gauchistes luttant face à l’impérialisme télévisuel d’AB. Autre invité de marque, Gérard Vivès est lui aussi une victime consentante de l’étiquette AB, avec plus de 300 épisodes à son actif en tant que « Gérard des Filles d’à Côté » ! Et c’est aussi un physique, mais qui se transcende. D'ailleurs, Ça Se Discute avec sa quinzaine d'années d'existence souffre aussi d'un phénomène de redondance entre les émissions de Jean-Luc Delarue qui peine à trouver de nouveaux sujets… Gérard Vivès, entre coups de gueule et auto-dérision, l’homme du « match » de la soirée. ». C’est ce qui fait que l’univers se créé et qu’il se passe des choses qu’on ne peut pas écrire, c’est-à-dire des regards entre eux, des attitudes, toute une approche qui fait que ça devient magique et que ça plaît aux gens. Ce soir, la 553ème émission « Ça se discute » sera aussi la dernière. En 1994, il arrive sur France 2 et crée, en parallèle, sa société de production Réservoir Prod et son émission fétiche "Ça se discute" qui sera arrêtée en juin 2009. 16:10. », JLA prend alors l’exemple d’un comédien qui a été sans doute l’un des plus brillants des années sitcoms : « Dans les Filles d’à Côté, le rôle de Thierry Redler c’est au départ un rôle de séducteur latin. « Bon bah merde j’aurais jamais du venir en fait. C’est-à-dire qu’il y a Cri-cri d’amour qui s’est drogué à un certain moment, mais on l’a fait de manière romanesque. Ironie du sort, on remarquera au passage que sa série ne contiendra aucun comédien noir ou arabe dans les premiers rôles. Pour preuve, quand Hélène est droguée à son insu par un producteur véreux, les épisodes sont purement et simplement censurés par la chaîne ! Oui, il existe une discrimination, un ostracisme, voire une forme de « racisme anti-AB » ridicule et consternant de la part d’une grande partie de la profession vis-à-vis des jeunes comédiens « de sitcoms », des braves gens qui n’avaient rien fait de mal et qui auraient mérité plus de chance. JLA : – Je ne détourne rien, je vous réponds. On prend une partie de la personnalité des comédiens, on prend ce qu’ils savent bien faire et on mélange tout ça. Parce que moi je tiens personnellement à ce que nos produits ne soient pas aseptisés, c’est-à-dire qu’ils aient une vie. Il profite de l’occasion pour décrire son roman qui se déroule dans l’univers d’une sitcom tout en n’oubliant pas de tailler AB à son tour : « J’attends qu’une sitcom AB me fasse rire, mais je trouve que le contrat n’est pas tout à fait rempli au niveau de la comédie, pour moi c’est plus du roman-photo. Solo : – Vous disiez vous-même que vous observiez ce qui se passait autour de vous et vous étiez un reflet d’une société, heureuse certes, mais un reflet quand même. Si JLA reconnaît que ses sitcoms demeurent trop sages car avant tout destinées aux jeunes, il n’en reste pas moins logiquement leur premier défenseur : « Dans les sitcoms AB, on parle de tous les problèmes, on a justement inventé un système qui permet de faire à la fois des sitcoms comiques et des soaps. On nous dit « travaillez, allez-y, accrochez vous, vous verrez ». Solo ne répond évidemment pas à la question (on se doute qu’il n’a jamais vraiment regardé une sitcom AB). « Maître » Azoulay a beau ne pas être d’accord sur les critiques qu’on lui adresse, jamais il ne s’énerve. L’organisation spatiale même de l’émission veut ça : si Delarue insiste à plusieurs reprises pour que le show se déroule dans un cadre correct et poli, tout est mis en place pour que les invités soient pris en tenaille : Solo et Le Bolloc’h sont ainsi placés en hauteur, donnant leurs avis tranchés entouré d’un public acquis en majorité à leur cause. With Jean-Luc Delarue, Yann Sarfati, Jacques Attali, Patrick Balkany.